Communiqué de presse 2.0Février 2010

« Parfois, le désir d’enfants ne suffit pas pour être parents »

L’AMP, une réponse possible à l’infertilité

Début 2010, l’Agence de la biomédecine initie une nouvelle vague d’information sur l’assistance médicale à la procréation (AMP). Son objectif est double : mieux faire connaître cette activité et informer sur le don de spermatozoïdes et d’ovocytes.

L’AMP, pour qui, pour quoi ?

On estime qu'un couple sur sept consulte un médecin au moins une fois pour des difficultés à concevoir un enfant et un couple sur dix suit des traitements pour remédier à son infertilité.

L’AMP est indiquée lorsque le couple (un homme et une femme) en âge de procréer, marié ou justifiant de 2 ans de vie commune se trouve face à une infertilité médicalement constatée. Elle est également proposée afin d’éviter la transmission d’une maladie grave à l’enfant ou à l’un des membres du couple. Selon l’indication et l'histoire du couple, diverses prises en charge peuvent être proposées au couple : insémination artificielle, fécondation in vitro classique (FIV) ou avec micro-injection de spermatozoïde dans l'ovocyte (ICSI). Pour certains couples, le don de spermatozoïdes ou le don d’ovocytes est la seule chance de donner naissance à un enfant.

Pour en savoir + : « Le guide de l’assistance médicale à la procréation »

Chiffres clés de l’AMP

Pour en savoir + : « L’AMP ce qu’il faut retenir »

Juliette et Clément partagent leur vécu...

Pour en savoir + : « Vivre l’AMP au sein d’un couple, entre doutes et espoirs »

Les questions les plus fréquemment posées sur l’AMP

Quand consulter lorsque bébé ne vient pas ?
La règle souvent énoncée est celle des deux ans d’essai avant d’envisager l’AMP car la probabilité de concevoir un enfant de manière naturelle durant cette période est très forte. Cependant, cette règle des deux ans varie en fonction du contexte : si elle est valable dans le cas d’un couple jeune, il s’agira au contraire d’aller au plus vite si une pathologie est connue au sein du couple, en cas d’antécédents familiaux ou si la femme a plus de 35 ans (âge à partir duquel la fertilité féminine diminue fortement).

Où se renseigner sur les démarches à suivre ?
Auprès de votre gynécologue ou de votre médecin traitant, interlocuteurs les plus à même de répondre aux diverses questions et de prescrire les examens nécessaires au bilan d’infertilité. Par ailleurs, un site internet est à disposition du public : www.procreationmedicale.fr.

Combien ça coûte ?
L’assurance maladie prend en charge, après accord préalable, six inséminations artificielles et quatre fécondations in vitro, jusqu’aux 42 ans révolus pour la femme. Il ne faut pas hésiter à poser la question au médecin agréé ainsi qu’à sa mutuelle afin de connaître sa participation.

Quelle technique d’AMP est la plus efficace ?
Il n’y a pas de technique plus efficace qu’une autre mais des choix adaptés en fonction de la cause de l'infertilité et de l'histoire du couple. C’est pourquoi un bilan médical est systématiquement réalisé chez l’homme et chez la femme. Au terme de ce bilan, le couple se verra proposer la solution la plus adaptée à sa situation.

D’autres questions fréquemment posées et leurs réponses en image en cliquant ici.

Quelques idées reçues sur l’AMP

« L’AMP permet d’avoir des enfants à n’importe quel âge ».
Faux. Les grossesses tardives sont devenues depuis une vingtaine d’années une réalité. Cependant, la fertilité diminue avec l’âge chez la femme et chez l’homme. Avec un fort désir de grossesse du couple, la probabilité mensuelle d’obtenir naturellement une grossesse est de 25 % si la femme a 25 ans, de 12 % si elle a 35 ans et seulement de 6 % à 42 ans. En cas de fécondation in vitro, les taux d’accouchement sont quasi similaires : 12 % si la femme à 38 ans, 9 % si elle a 40 ans et 6 % si elle a 42 ans.

« En France, on peut choisir son donneur ».
Faux. En France, le don d’ovocytes ou de spermatozoïdes comme tous les dons d’éléments du corps humain est encadré par la loi de bioéthique du 6 août 2004. Il repose sur le principe de l’anonymat et de la gratuité. Donneurs et receveurs ne peuvent donc connaître leurs identités respectives. En revanche, et dans la mesure du possible, l’attribution des spermatozoïdes ou des ovocytes tient compte des caractères physiques principaux des donneurs et du couple receveur (ethnie, couleur de la peau, yeux et cheveux...) et du groupe sanguin.

Pour en savoir + : d’autres idées reçues

L’AMP : une médecine qui peut faire appel à la solidarité

Dans certains cas d’infertilité, un don de spermatozoïdes ou d’ovocytes peut être envisagé. Ce don représente parfois pour le couple la seule chance de donner naissance à un enfant.
Le don est indiqué lorsque :

Les dons de spermatozoïdes ou d’ovocytes peuvent également être destinés à des couples risquant de transmettre une maladie génétique grave à l’enfant.

Pour en savoir +: « AMP : une prise en charge qui peut faire appel à la solidarité »

À propos de l’Agence de la biomédecine

L’Agence de la biomédecine est un établissement public administratif de l’Etat, créé par la loi de bioéthique du 6 août 2004. Relevant du ministère chargé de la Santé, de la Jeunesse et des Sports, elle exerce ses missions dans les domaines de la greffe, de la procréation, de l’embryologie et de la génétique humaine.

Pour + d’informations : http://www.agence-biomedecine.fr/